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Ecole Sainte Philomène - Rennes

Messe du 1er anniversaire du décès de notre chère directrice

Voici déjà un an que Madame Maïdanatz, notre chère directrice, nous a quittés. Une messe anniversaire a été célébrée dans sa paroisse de Saint Onen La Chapelle, pour le repos de son âme, en présence de son époux et de toute l'école.

Messe du 1er anniversaire du décès de notre chère directrice
Messe du 1er anniversaire du décès de notre chère directrice
Messe du 1er anniversaire du décès de notre chère directrice
Messe du 1er anniversaire du décès de notre chère directrice
Messe du 1er anniversaire du décès de notre chère directrice

Messe anniversaire du rappel à Dieu de Mme Maïdanatz, avec l’école Sainte-Philomène

21.01.2015 – Saint-Onen-la-chapelle


Cher monsieur,

Chers professeurs, parents et élèves de Sainte-Philomène,

Il y a un an, beaucoup d’entre nous étaient rassemblés ici dans cette belle église pour dire « au revoir » à madame Maïdanatz, « au revoir, nous nous retrouverons au ciel », là où on peut jouir du seul bonheur qui ne finira jamais. Je me rappelle de la ferveur de toutes les prières qui l’ont accompagnées ce jour-là.

Aujourd’hui, nous sommes là pour lui dire « merci ». Que nous l’ayons connue ou non, nous sommes à Sainte-Philomène, et nous lui disons : « merci pour notre école ». Et l’ange gardien de l’école dit avec nous : « merci pour cette école ». Et la petite sainte Philomène, qui nous regarde certainement du ciel, ajoute : « Merci à vous madame, pour cette belle œuvre ! » Je ne pense pas qu’on se tutoie au ciel, les gens qui y sont, sont trop bien élevés. Je suis sûr que Mme Maïdanatz est à ses côtés, et elle doit lui répondre : « Enfin, vous savez bien, chère sainte Philomène, que c’est vous qui avez tout fait. » Et la Sainte Vierge doit sourire et ouvrir les bras, comme on la voit au-dessus de l’autel, dans la chapelle de l’école. Saint Joseph soupire sans doute : « en tout cas, vous m’avez bien donné bien du travail, avec tous ces travaux à payer ! » Jésus qui nous voit tous ici doit dire aussi combien il est heureux qu’il y ait enfin une école où il occupe la première place, celle qui lui revient de droit. Chez nous c’est Jésus le directeur. Et madame Maïdanatz, s'est mise sous ses ordres. Avez-vous vu le portrait de notre directeur dans toutes les classes ? Cherchez bien et vous verrez les crucifix sur les murs.

Merci Saint Joseph, merci Sainte Vierge Marie, Sainte Philomène, merci madame Maïdanatz, d’avoir tant aidé l’école Sainte-Philomène en mettant le Bon Dieu à la première place.

Il faut se souvenir de ceux qui nous ont beaucoup donné. « Oublier le passé, c’est la première étape du retour à la barbarie » disait dom Gérard. « Toute la civilisation chrétienne repose sur la gratitude, car quand il grandit, un chrétien sait qu’il reçoit beaucoup plus de choses qu’il n’est capable d’en apporter aux autres. [1]»

« Un jour, en se rendant à Jérusalem, Jésus entra dans un village, et dix lépreux vinrent au-devant de lui ; et, se tenant éloignés, ils élevèrent la voix, en disant : Jésus, maître, ayez pitié de nous. Lorsqu’il les eut vus, il dit : Allez, montrez-vous aux prêtres. Et comme ils y allaient, ils furent guéris. Or l’un d’eux, voyant qu’il était guéri revint, glorifiant Dieu à haute voix. Et il se jeta le visage contre terre aux pieds de Jésus, lui rendant grâces ; et celui-là était Samaritain. Alors Jésus, prenant la parole, dit : Est-ce que les dix n’ont pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ? Il ne s’en est pas trouvé qui soit revenu, et qui ait rendu gloire à Dieu, sinon cet étranger. Et il lui dit : Lève-toi, va ; ta foi t’a sauvé. [2]»

Nous sommes ici pour dire merci pour toutes les fois où nous avons oublié de remercier, ou même pas voulu remercier.

Connaissez-vous l’histoire du petit Antoine ? Il est assis à la table du salon, et écrit bien sagement. Sa maman passe à côté de lui et lui demande : « Que fais-tu ? » Antoine répond : « Je vous écris une facture ! » « Je suis bien curieuse de voir ça » répond la maman. En effet, elle est bien surprise de lire à la fin : « facture d’Antoine à sa maman : mettre le couvert, 2 euros, faire la vaisselle, 3 euros, étendre le linge, 2 euros, décharger la voiture, 4 euros, total, 11 euros ». La maman sourit et lui répond : « Je t’écris la mienne en face ». « Votre facture ? Vous avez fait quelque chose pour moi ? » « Oh ! un tout petit peu » répond la maman, et elle écrit : 10 ans de cuisine : 0 euro, 10 ans de repassage : 0 euro, 100 nuits de veille quand tu étais malade : 0 euro, 1000 heures passées à t’aider à faire tes devoirs : 0 euro, total, 0 euro.

Chers élèves, le petit Antoine était un ingrat, il ne savait pas reconnaître tout ce qu’on faisait pour lui, il ne savait pas dire merci. Et nous, est-ce que nous n’avons pas tendance à nous plaindre de petites contrariétés, en oubliant ceux qui nous ont donné la vie, ou ceux qui ont donné beaucoup de leur vie pour nous. Quelques parole que j’ai cru entendre parfois : « c’est injuste, la maîtresse s’est trompée dans les notes ! C’est injuste, le professeur m’a reproché de ne pas avoir ma blouse, alors que ce n’est pas de ma faute ! Et quand le préau sera-t-il fini ? »

On voit toujours les petites injustices que l’on subit, mais bien rarement tout ce qu’on a pu recevoir. Celui qui est ingrat, c’est lui qui est injuste. Très injuste même, car quand on ne peut pas rendre autant que ce qu’on nous a donné, il faut au moins remercier, c’est la moindre des choses. Que rendrai-je à mes parents, mes professeurs, à Mme Maïdanatz, que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ? demande le prêtre à la communion. « J’invoquerai le Nom du Seigneur ». C’est-à-dire je le prierai de secourir tous ceux qui m’ont donné généreusement leur temps, et leur vie même. Prier pour nos morts est le plus bel acte de charité qu’on puisse leur faire. Prions donc pour que le Bon Dieu garde Mme Maïdanatz dans son Paradis : ce sera la meilleure façon de lui dire merci.

Que tous nos regards soient tournés vers notre Roi, le Sacré-Cœur de Jésus. Il est apparu à Sainte Marguerite-Marie, à Paray-le-Monial, et lui a dit : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour lui témoigner son amour ; et en reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs manques de respect, et par l’indifférence et le mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. » Et Jésus ajouta : « C’est pour cela que je te demande de communier pour les indignités que mon Cœur a reçues. Et je te promets que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance son amour sur tous ceux qui lui rendront cet honneur. »

Chers élèves, parents et professeurs, que Mme Maïdanatz intercède pour nous tous qui sommes rassemblés autour d’elle, et que nos cœurs soient unis dans le Cœur Sacré de Jésus, pour que son Amour règne dans notre école et rayonne ensuite dans notre pauvre monde qui en a tant besoin.

Sainte Philomène, priez pour nous, pour l’école, et pour ses bienfaiteurs.

Ainsi-soit-il

[1] D’après « Demain la Chrétienté » p 73

[2] Lc XVII

Ecole, privée, hors contrat, primaire, secondaire, maternelle, Saint Grégoire, 35, Rennes, catholique, famille, aide, don, déduction, impôts.

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